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III. La famille XML

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La DTD, un faux membre

La 'Definition Type Document' - que je traduirai plus volontiers par définition du document type que par définition du type de document - permet, dans un langage approprié, non XML mais à la syntaxe simple, de définir le balisage du document XML.

Cette définition peut s'intégrer dans le document XML.
<!ELEMENT doc (titre*,texte*,copyright?)>
<!ATTLIST doc
id CDATA #REQUIRED>
<!ELEMENT titre (#PCDATA)>
<!ELEMENT texte (intertitre,corps)>
<!ELEMENT copyright EMPTY>

<!ELEMENT intertitre (#PCDATA)>
<!ELEMENT corps (#PCDATA)>

*: L'élément peut apparaître zéro ou plusieurs fois
? : L'élément peut apparaître zéro ou une fois.
+: L'élément doit apparaître au moins une fois.
: L'élément doit apparaître une fois et une seule.

Ce qui précède définit :
<doc id='http://abcdoc.net'>
<titre>Terminologie</titre>
<texte><intertitre>Élément</intertitre><corps>Désigne une...</corps></texte>
<copyright/>
</doc>

En pratique, il est préférable de définir le document XML dans un fichier DTD séparé, ne serait-ce que pour utiliser celui-ci pour plusieurs documents XML. Dans ce cas, depuis le document XML, on appellera le fichier DTD par la ligne de commande :
<!DOCTYPE doc SYSTEM "doc.dtd">


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XML Schéma, un des membres principaux en amont

Il remplace de plus en plus les DTD. Sa fonction est la même, mais ce langage XML dispose de fonctionnalités nettement plus évoluées. De ce fait, il permet des définitions beaucoup plus précises, mais il nécessite une formation plus longue.

Sachant que la conceptualisation d'une définition de document est un travail essentiel et collectif, on comprend la nécessité d'un langage élaboré que seul un membre du groupe peut connaître. Il transcrira les décisions prises dans le langage courant.

Le volume des spécifications éditées par le W3C pour ce langage suffit à témoigner de son importance :

XML Schema - Tome 0 : Introduction :
www.w3.org/TR/xmlschema-0/
Traduction :
xmlfr.org/w3c/TR/xmlschema-0/

XML Schema - Tome 1 : Structures :
www.w3.org/TR/xmlschema-1/
Traduction :
xmlfr.org/w3c/TR/xmlschema-1/

XML Schema tome 2 : Types de données :
www.w3.org/TR/2001/REC-xmlschema-2-20010502

Le tome 0 est un texte introductif, non normatif, destiné à faire comprendre facilement comment créer des schémas avec le langage XML Schema. Les documents normatifs « XML Schema tome 1 : Structures » et « XML Schema tome 2 : Types de données » contiennent une description complète et formelle de la norme.


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CSS, un autre faux membre

Comme les DTD, les feuilles de style en cascade ne s'expriment pas en XML. Elles lui sont antérieures et existaient déjà pour le SGML. De ce fait, elles peuvent bénéficier aussi au XML. Cependant, comme les DTD, elles sont remplacées de plus en plus par un langage issu du XML plus performant. Nous les laisserons donc de côté à son profit.


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XSL, un des membres principaux en aval

Le langage extensible de feuille de style (eXtensible Stylesheet Language ou XSL) ne se contente pas de créer des feuilles de style, il analyse, interprète et traite chaque élément d'un document XML comme des blocs de texte ou comme les données d'une base. Il intègre d'autres langages issus du XML (voir plus loin) ou non (PHP ou Java par exemple). Il se décline en deux langages : XSLT permet de transformer le XML en d'autres formats (HTML, XML, RTF et bien d'autres) ; XSL-FO produit du PDF.

Un seul document XML traité par plusieurs programmes XSL donnera du HTML pour le web, du texte pour le courrier électronique, du PDF pour l'impression, du WAP pour les terminaux mobiles... et dans 10 ans, 50 ans, 100 ans ou plus des formats que nous ne connaissons pas encore aujourd'hui.

Dernière version de la recommandation XSL du W3C (comprend xsl-fo) :
www.w3.org/TR/xsl
Recommandation XSL1 du 15 octobre 2001 traduite :
www.yoyodesign.org/doc/w3c/xsl1/Overview.html

Dernière version de la recommandation XSLT du W3C :
www.w3.org/TR/xslt
Recommandation du 16 novembre 1999 XSLT traduite :
xmlfr.org/w3c/TR/xslt

Dernière version de la recommandation XSLT 2 du W3C (8 juin 2006 à ce jour) :
www.w3.org/TR/xslt20

Au début du document XML, une ligne de code informe le processeur sur la localisation du programme qui doit le traiter. Exemple :
<?xml-stylesheet type="text/xsl" href=''http://abcdoc.net/pr.xsl"?>
Il existe aussi des outils qui appellent les fichiers XML et XSL et exécutent la transformation.


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Les cousins d'XSL XLink XInclude

Pour gérer des ressources XML (éléments ou groupes d'éléments d'un document, document, groupes de documents, groupes d'éléments de documents différents), comme sait le faire XSL, des outils de liens entre ces ressources ont été développés au point de devenir eux-mêmes des langages, construits - bien entendu ! - avec XML.

XLink
gère les hyperliens de façon plus poussée que la balise '<A>' du HTML, en autorisant des liens insérés, multidirectionnels, entre plus de deux ressources, etc.
Dernière version de la recommandation XLink du W3C :
www.w3.org/TR/xlink
Recommandation XLink du 27 juin 2001 traduite :
www.yoyodesign.org/doc/w3c/xlink

XInclude
propose un mécanisme générique de fusion de documents XML. Alors que XLink ne définit pas de modèle de traitement particulier mais facilite simplement la détection des liens et la reconnaissance des métadonnées associées par une application de niveau supérieur, XInclude intervient à un niveau inférieur pour fusionner des ensembles d'information. L'ensemble final est mis à la disposition des applications de niveau supérieur.
Dernière version de la recommandation XInclude du W3C :
www.w3.org/TR/xinclude
Recommandation XInclude du 20 décembre 2004 traduite :
www.yoyodesign.org/doc/w3c/xinclude


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Les cousins d'XSL XPointer XPath

XPointer
pointe vers des données du document (à la manière d'un SGBD objet-relationnel).
Dernières versions des recommandations du W3C :
XPointer element() scheme :
www.w3.org/TR/xptr-element
XPointer framework :
www.w3.org/TR/xptr-framework
XPointer xmlns() scheme
www.w3.org/TR/xptr-xmlns

Traductions respectives :
Le système element() de XPointer (rec. 25 mars 2003) :
www.yoyodesign.org/doc/w3c/xptr-element
Le cadre XPointer (rec. 25 mars 2003) :
www.yoyodesign.org/doc/w3c/xptr-framework
Le système xmlns() de XPointer (rec. 25 mars 2003) :
www.yoyodesign.org/doc/w3c/xptr-xmlns

XPath
créé dans le but d'homogénéiser XSLT et XPointer, manipule des parties de documents.
Dernière version de la recommandation XPath du W3C :
www.w3.org/TR/xpath
Recommandation XPath du 16 novembre 1999 traduite :
xmlfr.org/w3c/TR/xpath


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Les amis précieux de la famille

Le navigateur
Cette application doit disposer d'un processeur XML validant pour composer et afficher un document final à partir d'informations reçues séparément relatives à la structure (de la DTD ou de XML Schéma), au contenu du document (de XML), à l'outil de traitement (XSLT). Le processeur doit également savoir comment relier des ressources XML à partir de différents mécanismes de liaisons : ligne d'instructions, XLink, XInclude, XPointer, XPath (voir ci-dessus), espaces de noms (voir ci-dessous).
Avec HTML, le navigateur se contente d'intégrer le SGML et une DTD (les éléments prédéfinis du HTML). Le XML approche de sa dixième année (déjà !) et aucun navigateur n'est encore capable d'intégrer parfaitement toute sa technologie. Internet Explorer 6 est tout au plus « compatible ». Amaya a servi longtemps au W3C pour ses tests et peut à ce titre être considéré comme le meilleur ami de la famille.

Les espaces de nommage XML
La liberté de nommer les éléments dans le balisage XML et ainsi de créer chaque fois un nouveau langage demande une gestion rigoureuse du nommage. Il ne faut pas en effet confondre des homonymes toujours possibles lorsque des documents XML répondant à des structures différentes sont liés. En outre, pourquoi ne pas reprendre dans une nouvelle structure les éléments d'une structure existante ? Les espaces de nommage offrent une méthode pour qualifier les noms des éléments en les associant à des références d'URI.
Dernière version de la recommandation du W3C Les espaces de nommage XML:
www.w3.org/TR/REC-xml-names
Recommandation du 14 janvier 1999 traduite :
www.yoyodesign.org/doc/w3c/xml-namespace/Overview.html


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Quelques autres membres

On pourra se faire une idée des multiples langages issus du XML en consultant les quelque 65 traductions de recommandations du W3C recensées à ce jour (et bien sûr il faut ajouter toutes celles qui ne sont pas traduites) :
www.w3.org/Consortium/Translation/French

Notons que notre langage de balisage, qui se prête déjà beaucoup dans ses principes et ses développements à la manipulation de données (par maints mécanismes de liaisons notamment) a généré un langage de requête, XML Query :
www.w3.org/XML/Query

Les langages multimédia n'ont pas été oubliés.

Dernière version de la recommandation SMIL 2 du W3C (création de documents multimédia) :
www.w3.org/TR/SMIL2
Recommandation du W3C SMIL 2 du 7 août 2001 traduite :
xmlfr.org/w3c/TR/smil20

Dernière version de la recommandation SVG du W3C (graphiques vectoriels et vectoriels/bitmap) :
www.w3.org/TR/SVG11
Recommandation W3C SVG du 4 septembre 2001 traduite :
www.yoyodesign.org/doc/w3c/svg1

Ni les questions de sécurisation.

Dernières versions des recommandations du W3C relatives à XML Encryption :
www.w3.org/Encryption
Recommandation du W3C « La syntaxe et le traitement XML Encrytion » du 10 décembre 2002 traduite :
www.yoyodesign.org/doc/w3c/xmlenc-core

Dernières versions des recommandations du W3C relatives à XML Signature :
www.w3.org/Signature
Recommandation du W3C « La syntaxe et le traitement des signatures XML Encrytion » du 12 février 2002 traduite :
yios.free.fr/w3c/w3.orgTRxmldsig-core.html


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Un parent remarquable, R D F

Le cadre de description des ressources (RDF pour Resource Description Framework), créé pour le traitement des métadonnées, peut être utilisé par exemple : pour fournir une meilleure efficacité aux moteurs de recherche ; dans le catalogage pour décrire le contenu et les relations entre les contenus disponibles sur un site Web particulier, sur une page, ou sur une bibliothèque numérique ; dans l'évaluation du contenu, en décrivant des ensembles de pages représentant un simple et unique document ; pour décrire les droits sur la propriété intellectuelle des pages Web, et pour indiquer les préférences de confidentialité d'un utilisateur aussi bien que les politiques de confidentialité d'un site Web. Il va plus loin que le Dublin Core et peut l'intégrer.

Dernières versions des recommandations du W3C relatives à RDF :
www.w3.org/RDF
Recommandation du W3C « Spécification du modèle et syntaxe » du 22 février 1999 (le RDF a beaucoup évolué depuis) traduite :
www.la-grange.net/w3c/REC-rdf-syntax

Le W3C travaille depuis ces dernières années sur le projet ambitieux de web sémantique dans lequel le RDF est fortement impliqué. L'importance du projet est comparable à celui qui aboutit sur le concept hypertexte aux débuts des années 1990.

Espace W3C dédié au projet :
www.w3.org/2001/sw
Site français dédié au web sémantique :
websemantique.org


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L'Open eBook, le parent pauvre ?

Le livre numérique n'est pas devenu ce que l'on imaginait au moment de notre entrée dans le XXIe siècle. Il est encore réalisé aujourd'hui dans des formats propriétaires (LIT, PDF, AER...), et surtout le temps n'est pas venu où l'on télécharge un volume de notre auteur préféré pour en sortir instantanément une version sur un support de contact agréable que l'on transportera facilement avec soi sous un chêne au bord d'une rivière par une belle après-midi printanière.

L'Open eBook Forum (OeBF), association de compagnies de matériel et de logiciel, d'éditeurs, d'auteurs, d'utilisateurs de livres électroniques, et d'organismes du domaine, n'a jamais embrassé un tel projet, mais plutôt celui de rendre transportable et échangeable un contenu éditorial avant son imprimerie que chacun réaliserait ensuite suivant les préférences de son public (beau livre, poche, gros caractères, etc.) avec ses spécificités de présentation. Comment ne pas penser au XML pour ce contenu de base réalisé suivant des structures communes ?

Aujourd'hui, l'OeBF est devenu IDPF (International Digital Publishing Forum) :
www.idpf.org

Voir aussi un dossier sur le livre numérique du ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche :
www.educnet.education.fr/dossier/livrelec


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